Episode 01: une nouvelle vie

Une nouvelle vie

Une nouvelle vie

Souffrant de graves problèmes respiratoires pesant également sur son moral et sa vie sociale, Sylvain Hari s’isolait toujours davantage dans son studio. Jusqu’au jour où il a rencontré la Dre Sandy Estermann qui l’a aidé à envisager une double greffe des poumons et à changer radicalement de vie.

Modération de Vicky De Paola

11.01.2023

Sylvain Hari, la cinquantaine, a eu une vie très difficile. Atteint dans sa santé mentale et souffrant d’une forme grave de broncho-pneumopathie obstructive (BPCO) réduisant considérablement ses capacités respiratoires, il s’isolait dans son studio ou dans sa voiture, où il a vécu pendant un temps. Jusqu’au jour où il a rencontré la Dre Sandy Estermann, à Lausanne, qui l’a aidé à envisager une double greffe des poumons et à changer de vie.

Aujourd’hui, grand sportif, il représente même la Suisse aux Jeux mondiaux des transplantés. Oscillant entre Suisse et France, le parcours de Sylvain Hari n’a pas toujours été facile. Affaibli physiquement et psychiquement, ce quinquagénaire s’est même retrouvé sans domicile pendant une période de sa vie. Face aux vicissitudes de son existence, il pensait toutefois trouver un peu de réconfort en tirant sur une cigarette.

Mais avec le temps, sa consommation de tabac a fini par nuire gravement à sa santé, si bien qu’il se sentait suffoquer et n’était plus capable de se mettre en mouvement. Combinés à cela les difficultés psychologique dont il souffrait, Sylvain Hari ne sortait plus que pour acheter des paquets de cigarettes. Coupé de toute vie sociale et souffrant d’un manque de confiance en lui, Sylvain Hari s’est donc retrouvé avec des troubles handicapants avec lesquels il devait cohabiter bon gré mal gré : « La maladie est un colocataire très intrusif », confie-t-il.

Fier représentant de « la Nati suisse des transplantés »

L’intervention de la Dre Estermann a permis à Sylvain Hari de lui diagnostiquer une BPCO et de statuer qu’il ne disposait plus que de 20% de ses capacités respiratoires. S’en est suivie une prise en charge médicale qui lui a d’abord permis de retrouver une certaine stabilité psychologique avant d’entrevoir une double greffe de poumons, effectuée en 2019.  Cela grâce à l’implication de son médecin : « C’était un déclencheur très important, confie Sylvain Hari. Ça m’a fait prendre conscience que je suis quelqu’un malgré la maladie et que je peux avancer. »

Depuis, devenu grand sportif, il a même intégré l’équipe helvétique des personnes greffées aux Jeux mondiaux des transplantés – qu’il appelle « la Nati suisse des transplantés ». Il reste toutefois un patient régulier de la Dre Estermann avec qui il a tissé de très bons liens. Elle raconte : « Il y a une véritable alchimie qui nous permet d’être dans une relation de confiance. »

Profession médecin : aider avant tout

Si on demande à la Dre Estermann si la profession de médecin est une vocation, elle préfère répondre que « ce n’est pas un travail alimentaire ». « J’aime me lever le matin pour aller travailler, je pense que c’est un luxe, dit-elle. C’est très gratifiant pour un médecin de pouvoir aider. » 

Si bien qu’en dehors du suivi purement médical de Sylvain Hari, l’investissement de la Dre Estermann et de son assistante lui ont permis de trouver un nouveau logement et de se réinsérer socialement, de même que de bénéficier d’une couverture de l’assurance-invalidité.
Une mission 100% réussie qui a même contribué à donner naissance à un projet-pilote de création d’un poste d’assistante sociale au cabinet VidyMed, occupé par l’assistante de la Dre Estermann.
 

Legende

Dre Sandy Estermann et Sylvain Hari

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